dimanche 23 mars 2008

Visibilité à bas prix

Les agences publicitaires québécoises créent de plus en plus des publicités riches en contenu, intelligentes et amusantes. Audacieuses, elles rejoignent avec finesse les publics visés. Or, depuis quelque temps, une certaine vague semble submerger la belle province alors que certaines publicités sont pointées du doigt pour leur manque de jugement.

D’abord, les panneaux réclames d’Harley Davidson longeant les principales routes québécoises. Le concept est simple et bien exploité : à côté du numéro de la route, figure une phrase liée à son lieu d’affichage. Par exemple sur l’autoroute 40, on peut lire « 40 raisons d’aller visiter les frais chiés de Montréal » ou sur l’autoroute 640
« 640 raisons d'aller acheter des cigarettes à Kanesatake».



Bien que controversées et choquantes pour certains, les 85 publicités d’OSL Marketing transmettent tout de même un message clair : la destination importe peu, l’intérêt est le trajet parcouru en Harley Davidson.

Yoplait a aussi créé une polémique en distribuant aux domiciles canadiens des contenants de yogourt de 650 g vides, accompagnés d’un coupon-rabais. En moins de 24 heures, la campagne a suscité d’innombrables critiques et reproches, quant à l’immoralité écologique du geste. La publicité devant s’étaler sur un mois, a finalement été interrompue moins d’une journée après sa mise en branle.

D’un point de vue consommateur, ces deux publicités ont tout pour choquer. Toutefois, d’un point de vue plus analytique, ces publicités ont tout d’une réussite. Les médias, en diffusant l’émoi causé, ont offert une visibilité incommensurable et hors de prix aux annonceurs. Comme le veut le vieil adage, «parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en!»
* photo issue de

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